Diagnostics obligatoires en 2026
Diagnostic électrique : contenu et obligations
Une installation électrique vieillissante est la première cause d’incendie d’origine électrique et de risques d’électrisation dans les logements.
Le diagnostic électrique est donc obligatoire pour la vente et la location de tout bien dont l’installation a plus de 15 ans.
Voici les points de contrôle, la validité du document et la portée des anomalies relevées.
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Qu'est-ce que le diagnostic électrique ?
Le diagnostic de l’état de l’installation intérieure d’électricité est un contrôle de sécurité normalisé (norme NF C 16-600), réalisé par un diagnostiqueur certifié. Il évalue les parties visibles et accessibles de l’installation, du tableau électrique aux prises, sans jugement de conformité aux normes du neuf : l’objectif est la mise en sécurité, pas la mise aux normes.
Diagnostic électrique obligatoire : quels logements ?
Sont concernés tous les logements dont l’installation électrique a plus de 15 ans :
- Vente : rapport de moins de 3 ans à annexer au dossier de diagnostic technique
- Location : rapport de moins de 6 ans à joindre au bail
- Une attestation Consuel de moins de 3 ans (vente) ou 6 ans (location) en tient lieu après une rénovation complète
Le cadre réglementaire est détaillé sur service-public.fr : cette obligation découle du décret n°2008-1175 pour la vente et de la loi ALUR (arrêté du 28 septembre 2017) pour la location.
Selon votre projet, consultez le diagnostic électrique pour une vente ou pour une location, les cas où il est obligatoire, et la durée de validité du rapport.
Le déroulement d'un diagnostic électrique
Une vérification basée sur des points de sécurité essentiels
Le diagnostiqueur contrôle une centaine de points regroupés en grandes familles : présence d’un AGCP (appareil général de commande et de protection) accessible, protection différentiel 30 mA des circuits, prise de terre et continuité des conducteurs de protection, liaison équipotentielle et respect des volumes de la salle de bains, absence de matériels vétustes ou inadaptés (fils sous tissu, douilles laiton, fusibles non calibrés).
Le détail des points de contrôle (norme NF C 16-600, à distinguer de la NF C 15-100 qui régit l’installation neuve) est présenté sur notre page dédiée.
Une intervention sans démontage
L’examen se fait sans démontage des installations, hormis l’ouverture des capots du tableau : environ une heure pour un logement courant, tarif à partir de 90 €. Les vérifications s’appuient sur des mesures (continuité de terre, déclenchement des différentiels) et non sur une simple inspection visuelle.
Le détail des tarifs figure sur notre page prix du diagnostic électrique (généralement 100 à 250 €).
Des anomalies listées par différents niveaux de gravité
Le rapport classe chaque anomalie selon le risque : absence de protection différentielle, défaut de terre, matériels présentant des parties actives accessibles. Les points dangereux sont explicités pour que l’occupant comprenne ce qui l’expose à l’électrocution ou à l’incendie.
Pour approfondir, consultez le détail des anomalies et leur niveau de gravité.
Pas d'obligation de travaux, mais une forte recommandation
Le diagnostic n’impose aucuns travaux au vendeur : il informe. En pratique, corriger les anomalies majeures avant la vente évite une négociation à la baisse et sécurise immédiatement les occupants.
Nous expliquons pourquoi les travaux ne sont pas obligatoires sur une page dédiée.
Une portée limitée à la sécurité
Le diagnostic ne couvre ni les circuits spécialisés non visibles, ni la performance de l’installation, ni sa conformité au neuf. Il répond à une seule question : l’installation présente-t-elle des risques pour les personnes ? Cette limite doit être comprise par l’acquéreur qui projette une rénovation.
Un document engageant la responsabilité du diagnostiqueur
Rapport opposable, le diagnostic engage son auteur : un point de contrôle omis ou mal évalué peut fonder un recours. Nos membres sont certifiés, assurés et travaillent avec des appareils de mesure vérifiés.
Découvrez qui peut réaliser un diagnostic électrique (certification COFRAC) et les garanties associées.
Un enjeu concret pour les acquéreurs et les bailleurs
Pour l’acquéreur, le rapport chiffre implicitement la remise en sécurité à budgéter. Pour le bailleur, il conditionne la décence du logement loué. Il se réalise idéalement en même temps que le diagnostic gaz, soumis aux mêmes seuils d’ancienneté, et complète le DPE dans le dossier de vente ou de location.
Les diagnostiqueurs certifiés d’Union Diagnostiqueurs réalisent votre diagnostic électrique avec l’ensemble de vos diagnostics en une seule visite.
Vos questions fréquentes sur le diagnostic électrique
Quelle différence entre diagnostic électrique et attestation Consuel ?
Le Consuel valide la conformité d’une installation neuve ou totalement rénovée ; le diagnostic évalue la sécurité d’une installation existante. Une attestation Consuel récente dispense du diagnostic pour la transaction.
Le diagnostic couvre-t-il les dépendances ?
Oui pour les circuits attenants au logement et alimentés par la même installation privative : garage, cave, buanderie. Les installations extérieures indépendantes en sont exclues.
Que faire après un rapport défavorable ?
Confier la levée des anomalies à un électricien, en priorisant terre, différentiels et matériels vétustes. Une facture de mise en sécurité jointe au dossier rassure l’acquéreur sans imposer de refaire le diagnostic.
Combien coûte la mise en sécurité d'une installation ancienne ?
Tout dépend des anomalies : de quelques centaines d’euros pour un tableau à plusieurs milliers pour une réfection de circuits. Le rapport sert précisément à cibler l’essentiel.
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